Les Garçons et Guillaume, à table !

Il y a quelques jours, j’ai enfin pu visionner le film « Les Garçons et Guillaume, à table ». Je m’attendais à ce que ce soit de qualité certes mais je ne m’attendais pas à une œuvre aussi aboutie et… sublime. Guillaume Gallienne (réalisateur, scénariste et acteur principal dudit film) est époustouflant !

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Le synopsis :

Le premier souvenir que j’ai de ma mère c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : « Les garçons et Guillaume, à table ! » et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant : « Je t’embrasse ma chérie » ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus.

Mon avis :

C’est un film formidable (évidemment, sinon je n’en parlerai même pas). Guillaume Gallienne est extrêmement talentueux, son film dure à peine une heure et demi mais il est complètement abouti, beau et intelligent. C’est tout de même assez condensé alors c’est difficile de résumer en quelques lignes tout ce qui est abordé, la manière dont c’est fait, etc. Cependant, on peut souligner la performance d’acteur de Gallienne. Il joue les deux rôles principaux dans ce film, celui du fils et celui de la mère. Si on ne le sait pas, on pourrait s’y tromper et ça, c’est tout de même très fort (même si déjà vu). Même lorsqu’on le voit uniquement jouer le rôle du fils, sa prestation laisse sans voix ; en effet, un seul minuscule changement d’expression sur son visage ou un changement d’intonation dans sa voix fait évoluer son statut de jeune homme quelque peu fade et nigaud à un homme séduisant et fin.

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Cette œuvre pourrait être une sorte d’hommage au travail d’acteur mais ce n’est évidemment pas que ça. J’ai également pu observer cette ode aux femmes, qui n’est jamais lourde ou poussive. Il est également à noter que Gallienne maîtrise très bien la mise en abyme. À l’origine de ce film, il y a un spectacle qu’il a joué au théâtre et il a repris les codes de cet autre art pour les transposer ici, c’est fait avec brio. On est avec lui sur scène lorsqu’il raconte l’histoire de sa vie et qu’il remonte en arrière pour justifier ses propos. On est avec lui du début où on le voit monter sur scène jusqu’à la fin. C’est brillant.

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Je n’ai pas envie de raconter tout le film ici pour celles ou ceux qui ne l’ont pas encore vu mais il faut tout de même savoir que ce film parle de la difficulté à trouver son identité sexuelle (ou en tout cas à trouver des repères) dans une société qui vous met dans une case sans vous demander votre avis et vous encourage même à y rester, et ce même si vous ne vous sentez pas bien dans cette espèce de « cloisonnement ».

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Certaines scènes m’ont beaucoup touchées, je pense notamment à celle de l’apprentissage de l’équitation ou celle de la piscine. Si vous décidez de le regarder, vous pourrez vous en faire une idée !

En bref, j’ai tout aimé dans ce film et je vous encourage vivement à le voir. C’est une merveille, c’est beau, introspectif, intelligent, poétique…

Je vous laisse avec la bande-annonce :

Pour ceux l’ayant déjà vu, je suis curieuse de connaître votre avis alors n’hésitez pas à laisser un petit mot !

Le mot de la fin ?

Les filles et Guillaume, à table !

David et Madame Hansen par Alexandre Astier

J’ai eu la chance de visionner « David et Madame Hansen » il y a quelques jours. Lors de sa sortie dans les salles, les critiques n’étaient pas dithyrambiques… Cependant, de mon point de vue, c’est un très bon film.

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Synopsis via Allociné :

« David est ergothérapeute. Il exerce depuis peu dans une riche clinique suisse. Alors que, un matin, il manque une de ses collègues à l’appel, on lui confie une patiente à accompagner pour une course en ville : Madame Hansen-Bergmann. D’abord prudent et respectueux du protocole médical, David se montre procédurier. Mais au fur et à mesure qu’il côtoie sa patiente, sa curiosité grandit : tant de provocation et d’insolence, mêlées à de si soudaines vagues de détresse et de chagrin inexpliquées, ne peuvent cacher qu’un grand traumatisme. Ils ne reviendront pas à l’heure prévue… »

Synopsis via Wikipédia :

« David (Alexandre Astier) est ergothérapeute, récemment arrivé dans une clinique pour riches patients, dans le canton de Vaud, en Suisse. Un matin, on lui confie une riche patiente, Madame Hansen-Bergmann (Isabelle Adjani), souffrant d’amnésies passagères et d’une canitie post-traumatique, avec pour mission de l’emmener dans le village voisin pour acheter une nouvelle paire de chaussures. Contre son gré, il se lance avec elle dans une course-poursuite haletante au cours de laquelle il découvre la vie passée de sa patiente et les origines du mal dont elle souffre. »

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Mon avis :

Un très bon film comme je le disais précédemment. Cependant, je pense qu’il est nécessaire de connaître un tant soit peut l’univers dans lequel est baigné le film pour en comprendre toutes les subtilités et nuances afin de l’apprécier à sa juste valeur.

Isabelle Adjani porte le rôle de Madame Hansen de façon magistrale. À travers son jeu, on peut observer ses différents niveaux de conscience ; il y a des instants où elle se comporte quasiment normalement car elle a oublié ses blessures et des instants où elle rentre dans des transes où l’on ressent le chagrin qui lui poignarde le coeur. D’où vient son mal ? Alexandre Astier se donne pour mission de le découvrir afin de la soulager.

Les dialogues, les silences, les regards sont impeccables ; d’une justesse à couper le souffle. On savait Adjani douée pour interpréter les femmes blessées mais on ne savait pas Astier capable d’écrire un tel scénario et de le faire jouer aussi bien. C’est une révélation ! Même en grande fan de cet artiste, j’en attendais moins car le sujet est on ne peut plus délicat.

En tentant de rester modeste, j’aurais tendance à dire que les mauvaises critiques viennent de personnes qui sont incapables de comprendre les différents comportements et traumatismes des gens abîmés par la vie, qui ne peuvent voir les petits détails qui font tout.

Je n’aurais qu’un seul bémol, il manque cinq minutes à ce film mais c’est tout.

Il est également à noter que Astier a tendance à avoir les mêmes mimiques que dans Kaamelott. Cela étant dit, ce film est réalisé par lui, il s’est donc construit un rôle sur-mesure et on sait ce qu’il aime jouer et comment il aime le jouer, pas de grandes surprises de ce côté là.

Pour finir, je dirais que c’est un film qui peut vous intéresser si vous avez ne serait-ce qu’une once de sensibilité et d’empathie, que vous aimez le jeu d’Isabelle Adjani et que le travail d’Astier vous plaît, sinon vous pouvez passez votre chemin 😉

Je vous laisse avec la bande-annonce.

The Bubble, un film israëlien

J’ai visionné ce film il y a environ trois ans et je m’étais dit que c’était un très grand film, en le regardant à nouveau il y a quelques semaines, mon avis n’a pas changé alors je me suis dit que j’allais vous en parler. Il s’agit d’un film israëlien réalisé par Eytan Fox.

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Le synopsis :

À Tel-Aviv, le quartier de Sheikin Street, chic et branché, semble être sur une autre planète. Dans cette « bulle de paix ». Lulu, travaille dans un Body shop, Noam chez un disquaire et Yali tient un café. Tous les trois vivent dans la plus grande insouciance et semblent ignorer les conflits qui les entourent. Mais, tout change le jour où Noam rencontre Ashraf, un Palestinien au physique ravageur. Une relation forte et érotique commence entre les deux hommes. Ashraf s’installe peu à peu dans le groupe et tous l’aident à rester en Israël clandestinement. Le couple devient un symbole de paix et de compréhension mutuelle. Mais l’utopie de ces jeunes est vite rattrapée par la réalité politique et sociale et la violence atroce du quotidien…

La bande-annonce :

Il est à noter qu’il faut regarder The Bubble en VOST, dans le cas contraire, on y perd beaucoup !

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Cette photo fait partie intégrante du film, en effet elle servira de « flyer » pour la rave pour la paix, on y retrouve les couleurs de la Palestine et d’Israël.

Ce qu’en dit Le Monde :

Le cinéaste Eytan Fox compte parmi les résidents de la bulle et son film peint un portrait enjoué de son monde ; au centre d’un écheveau d’intrigues amoureuses, trois colocataires – deux garçons, Noam et Yali, et une fille, Lulu. Tous trois cherchent l’homme de leur vie, se consolant mutuellement de leurs déboires sentimentaux, affirmant leur opposition à la politique du gouvernement en organisant une rave contre l’occupation.

Cette comédie de situation légère serait sans doute ordinaire – même si ses acteurs sont charmants et son rythme enlevé – si Eytan Fox ne portait pas son regard de l’autre côté de la mince paroi qui enferme son gentil trio.

The Bubble commence par une séquence à un barrage de l’armée israélienne à Naplouse. Noam y accomplit à contre-coeur une période de réserve. Au moment d’un de ces incidents qui sont devenus un passage obligé du cinéma palestinien et israélien, Noam remarque un jeune homme palestinien. Une fois revenu à Tel-Aviv, le réserviste voit débarquer chez lui le bel inconnu. Il s’appelle Ashraf et a fui la Cisjordanie où tout – l’occupation, la religion, la famille – se met en travers de sa route d’hédoniste. Il a donc fui, le temps de vivre une histoire d’amour.

Un moment, cette utopie prend corps. Et le film oublie la violence de sa première séquence pour prendre le ton de la comédie évoquée plus haut.

Mais The Bubble ne se résume pas à cette carte postale à la fois naïve et ironique. Le vrai propos d’Eytan Fox est d’en expliquer la raison d’être et sa fragilité essentielle. Le couple Noam-Ashraf porte la dimension tragique du film, qui peu à peu étend son ombre. Mettre en scène la façon dont l’histoire, la géographie assurent leur primauté sur le désir et les individus n’est pas chose simple.

Mais il est des démonstrations convaincantes, et The Bubble est de celles-là. Parce que la comédie et ses personnages étaient attachants, la violence de leurs destins (des deux côtés du barrage de Naplouse) apparaît d’autant plus scandaleuse.

Yousef "Joe" Sweid, Ohad Knoller

Noam et Ashraf

Mon avis :

C’est un très grand film comme je l’ai dit auparavant, et il me semble important de le visionner. Il est assez rare de pouvoir observer une telle prise de position en faveur de la paix, d’autant plus rare lorsque cela est réalisé à la perfection. Il n’y a pas de pathos dans ce film, on est avec eux, on ressent l’absurdité de ces conflits qui ne prennent jamais fin. Puis, on a le point de vue de jeunes gens qui en ont marre de tout ça, qui veulent seulement vivre comme des personnes de leur âge, sans se soucier de la religion de untel, du pays d’origine ou que sais-je encore. Il est d’ailleurs « amusant » de voir que cette société est plus tolérante concernant l’homosexualité que le pacifisme, c’est d’ailleurs là tout le drame… On sent que le bonheur est un fugitif ; lorsqu’il arrive, il faut le choper pour profiter des quelques minutes de répit qu’il nous accorde avant de s’en aller.

Quelques critiques presse…

Brazil :

The Bubble est un beau film sur l’amour, sur la paix, sur les relations israélo-palestiniennes, sur la vie et ses choix. Excellemment bien interprété (…), il se veut le témoin d’une société déchirée entre amour et haine.

TéléCinéObs :

D’une sensualité qui n’a d’égale que son intelligence politique et humaine, The Bubble s’achève sur une séquence suffocante où le comble du pessimisme rejoint le comble de l’espoir. On en ressort bouleversé.

Télérama :

Eytan Fox garde un regard lucide. Il fait résonner la nostalgie d’un passé pas si lointain où Israéliens et Palestiniens ne vivaient pas dans des  » bulles  » séparées.

Pour finir, je vous laisse sur un morceau de Tim Buckley repris dans ce film.

Alors, ça pourrait vous intéresser ? Et si vous l’avez déjà vu, qu’en avez-vous pensé ? (ne spoilez pas dans les commentaires)

L’été en pente douce

En ce moment, j’accepte de regarder les films que mon copain me conseille, ce qui est un grand pas me concernant. Je me targue d’avoir une culture cinématographique hallucinante (j’ai un bon niveau quand même hein, faut bien se jeter des fleurs de temps à autre), du coup je choisis souvent de très bons films et mon copain ne trouve rien à y redire.
Sauf que lui aussi connaît des bons films et en général, je mets un an à me décider ; mais ici, Jean-Pierre Bacri tient l’un des rôles principaux (malin le copain, n’est-ce pas ?).
C’est ainsi que j’ai regardé hier soir « L’été en pente douce », film que je n’avais jamais visionné.
À tort. Cependant je suis bien contente de ne pas avoir encore vu tous les films dans lesquels a joué Bacri, ça me laisse encore du temps pour rêver.
Le synopsis par Wikipédia et Allociné :
« À la suite de la mort de sa mère, Fane accompagné de Lilas, rejoint son frère handicapé mental, Mo, dans la maison de sa mère. Voke, le garagiste voisin, a des vues sur la maison et sur Lilas. »
 » Fane en a assez d’entendre tous les soirs son voisin du dessus « tabasser » sa compagne. Un soir, il monte et redescend avec Lilas qu’il se met à aimer. Fane apprend alors la mort de sa mère qui avait une petite maison coincée entre deux garages. Fane, Lilas et Mo, le frère de Fane amoindri par une opération au cerveau, vont s’installer dans la maison. Ils vont essayer d’y être heureux malgré un village hostile et un été trop chaud. »
Mon résumé :
Fane (Stéphane), retourne dans son village natal à l’annonce de la mort de sa mère. Il y emmène Lilas, une jeune femme fragile se faisant cogner par l’un de ses amis. Là-bas, il retrouve son frère Mo (Maurice), devenu handicapé mental suite à un accident survenu lorsque son frère et lui étaient plus jeunes. Mo a très peur de se retrouver dans un hôpital puisque désormais personne ne s’occupe de lui mais Fane a bien l’intention de garder son frère. Ils sont très mal vus dans ce petit village, en effet, ramener une jolie fille avec qui l’on est pas marié, ça ne fait pas très bien. De toute façon, à cette époque, être jolie n’était pas forcément un atout, alors ça commence à parler… Ce qui va mettre Fane en rogne (en même temps, si Bacri n’était jamais en rogne, ça se saurait :-D)
La maison familiale dont les deux frères ont hérité, est coincée entre deux garages et le propriétaire a bien l’intention de racheter la maison, c’est là que les ennuis vont commencer…
Mon avis :
C’est un très bon film ! Le jeu des acteurs est impeccable.
Cette histoire de ragots lancée dans un village lorsqu’une nouvelle tête se pointe, en l’occurrence celle de Lilas, est très bien amenée et tristement réaliste. Bacri joue… comme Bacri, il est vrai que je ne peux pas encore dire qu’il m’a déjà surprise dans un de ces rôles. Jacques Villeret est touchant dans son rôle de frère « naïf » et Lilas (Pauline Lafont) incarne très bien la fille un peu paumée qui veut enfin se poser et avoir une famille pour que l’on cesse enfin de parler d’elle (en mal).
L’ambiance de ce film rappelle un peu « L’été meurtrier ». Cela se passe dans le sud, milieu des années 80, il fait très chaud, le cerveau des gens bouillonne, les filles un peu trop jolies sont critiquées, etc. Cela étant dit, l’histoire est un peu moins tragique ici.
Je vous encourage à regarder ce film, si ce n’est déjà fait. C’est une très bonne histoire menée par d’excellents acteurs !

Parce que je suis un peu cinéphile sur les bords

Voilà un petit questionnaire revisité par ma modeste personne ; évidemment si je parle de ces quelques films c’est parce qu’ils me tiennent à coeur pour une raison ou une autre. Je ne peux que vous encourager à les visionner si ce n’est déjà fait. Pour certains, nerfs fragiles s’abstenir…
Une anecdote en passant, lorsque j’étais à la fac, mon budget bouffe de la semaine passait dans 3 séances de ciné par semaine, c’est dire si j’étais un peu cinglée, je préférais m’affamer et me vautrer dans les fauteuils des différentes salles de cinéma de Nantes.

Un  film : « Les Invasions Barbares » de Denys Arcand parce que c’est le premier « vrai » film que j’ai vu, lorsque le générique de fin est venu avec une très jolie chanson de Françoise Hardy je me suis dit que je m’étais pris une grosse claque dans la gueule. C’est un très grand film.
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Un réalisateur : Pedro Almodovar, pour l’ensemble de son oeuvre.

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Une histoire d’amour : celle de Noam qui est israëlien avec Ashraf, palestinien, dans « The Bubble ».

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Un sourire : Robert de Niro dans « Les Nerfs à vif » de Martin Scorsese, absolument carnassier et vicieux.

Un regard : celui de Christian Clavier dans « Le père Noël est une ordure » lorsque Thierry Lhermitte persiste et signe en déclamant « Ce n’est pas mon ami ! » Ce regard est absolument bouleversant et donne un tout autre aperçu du jeu habituel auquel on s’attend de Clavier.

Un acteur : Joseph Gordon-Levitt, pour sa performance dans « Mysterious Skin », pour « 50/50 », et pour tout le reste…

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Une actrice : Marisa Paredes (que j’ai eu la chance de rencontrer, gniaaaaaa !), c’est une actrice espagnole absolument fantastique.
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Un début de film : « Hable con ella » de Pedro Almodovar, le film commence par un spectacle de danse, il s’agit d’une représentation de « Cafe Müller » de Pina Bausch, absolument bouleversant.

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Une fin de film : « Mysterious Skin » de Gregg Araki avec comme bande son une musique de Sigur Ros. Magistral.

Une scène-clé : la fin de « Valse avec Bachir », renversant.

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Une révélation : « The Bubble », un film israëlien d’Eytan Fox, un film que tout le monde se doit de visionner.

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Un fou rire : « Le Carton », avec Vincent Desagnat, Bruno Salomone, etc. Un des films qui m’a le plus fait rire.

Une rencontre d’acteurs : « Le Procès » d’Orson Welles, on y voit Anthony Perkins, Orson Welles, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Michael Lonsdale et même Suzanne Flon !

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Une scène d’amour : j’ai envie de dire toutes celles où Javier Bardem est nu, je suis même prête à donner de ma personne si besoin 😀

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Un choc plastique : « Mulholland Drive » de David Lynch.

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Un choc tout court : la fin de « The Bubble ».

Un traumatisme : « Incendies » de Denis Villeneuve.
« L’enfance est un couteau planté dans la gorge » Wajdi Mouawad
« Parfois il vaut mieux ne pas savoir »…

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Une découverte récente : les films de Jean Becker.

Une bande-son : « C.R.A.Z.Y. » de Jean-Marc Vallée, du Bowie, du Pink Floyd, tout ce qu’il faut quoi…

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Un somnifère : « Paris, Texas » de Wim Wenders, mais je vais le retenter, un ami m’a offert le DVD (le salaud).

Un monstre : les requins blancs dans « Les dents de la mer », impossible pour moi de mettre une image de requin.

Des larmes : « Mysterious Skin », du début à la fin.

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Un frisson : « Tarnation » de Jonathan Caouette, pour tout ce que ce film révèle…

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Enfin, juste parce que j’en ai envie, je vais mettre une vidéo d’un morceau de Tim Buckey à la base, qui a été repris dans « The Bubble », qui est évidemment superbe, et que j’ai appris à jouer à la guitare (ouais, j’me la pète, mais j’ai seulement de vagues notions en fait, de quoi reproduire quelques notes qui formeront un truc pas trop laid).